Eglise Saint Antoine d'Oeting - Communauté de Paroisses Saint Remi de Forbach-Oeting

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Eglise Saint Antoine d'Oeting

Eglises de la Communauté de Paroisses
L'église St Antoine - rue du Général de Gaulle - 57600 - OETING.


L’existence d’une modeste chapelle dans le village rebâti après la guerre de trente ans est attestée dès 1733 à l’emplacement même de l’église actuelle.
Au 19
ème siècle, la forte croissance de la population et la volonté de pouvoir disposer sur place de l’ensemble des pratiques religieuses, incitèrent la municipalité à doter le village d’un lieu de culte digne de ce nom , puis à revendiquer le droit de former une paroisse à part entière, indépendante de la ville :
 Les travaux furent décidés en 1868, à la même époque où Forbach achevait l’église St Rémi que nous connaissons aujourd’hui. La petite chapelle à nef unique, avec son clocher de bois, sans voûtes ni style particulier, prit la forme d’une croix latine par l’adjonction d’un transept, puis d’un chœur bien éclairé par cinq fenêtres et conçu dans un style gothique. L’abbé Karst, archiprêtre de Forbach, bénit le nouvel édifice le 20 juillet 1869.
 La création de la paroisse indépendante, par contre, fut retardée en raison de la guerre franco-prussienne de 1870. La signature de l’acte de naissance de la Paroisse Saint Antoine d’Oeting  intervint seulement le 23 septembre 1872.  

En 1884, l’église d’Oeting prit son aspect définitif, quand fut achevé le clocher de grès conçu par l’architecte impérial allemand Tornow, une construction originale dominée par la statue de St Antoine. La dévotion au saint moine de Padoue remonte aux origines du village. La fête patronale, le 13 juin, en témoigne encore aujourd’hui.

Les combats de la libération de l’hiver 1944-45 endommagèrent gravement l’édifice.
La statue de St Antoine restaurée retrouva sa place au sommet du clocher réparé en 1953, mais elle fut entièrement détruite par la foudre 33 ans plus tard et remplacée par une nouvelle sculpture en 1988.

L’intérieur de l’église a été réaménagé à plusieurs reprises, notamment le chœur.
 En 1967, suite au Concile Vatican II, la chaire a été démontée, puis on procéda au remplacement des trois autels.
Le maître autel, sculpté dans une pierre blanche par l’artiste Claude Michel de Triaucourt, se veut un hymne à la nature et, à travers elle, à la création. Les symboles de l’eucharistie : des épis de blé mêlés aux grappes de raisin montent vers le ciel au milieu d’une nature heureuse peuplée de fleurs et d’animaux.

 En 1997, à l’occasion de gros travaux, l’édifice intérieur a été rénové et le chœur aménagé sous sa forme actuelle. Le banc de communion disparaît et les autels latéraux consacrés à Marie et Joseph sont déplacés sur le transept pour permettre l’installation du lieu de présidence et des fonts baptismaux. Le tabernacle prend place derrière l’autel sous le vitrail du Bon Pasteur. L’Immaculée Conception et  St Antoine figurent sur les vitraux de part et d’autre du Bon Pasteur. Dans les bras du transept, deux double-fenêtres sont consacrées à la fuite en Egypte et à Jésus accueillant les enfants. Les autres fenêtres sont ornées de vitraux modernes non figuratifs.

En 2005, de nouveaux accès à l’église ont été réalisés. La grotte de Lourdes remaniée garde son emplacement d’origine sous le parvis de l’entrée principale.

Texte : Jean Paul Meyer

 
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